Belgique 0-0 Iran : le verdict après un deuxième match raté
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Je vais être honnête avec vous, comme je le suis depuis le premier jour de ce Mondial : ce que j’ai vu dimanche soir contre l’Iran m’a inquiété bien plus que le partage de l’ouverture. Un 0-0, un carton rouge évitable et un gardien adverse transformé en héros — la Belgique sort de son deuxième match du groupe G avec deux points sur six et une marge d’erreur réduite à néant. La presse belge n’a pas mâché ses mots : la RTBF a résumé la soirée d’un « brouillons puis à dix », et Foot Mercato titrait sans détour que les Diables Rouges sont « en grand danger ». Pour une fois, je ne vais pas contredire les confrères.

Ce qui s’est passé : un scénario qui se répète
Le match s’est joué au SoFi Stadium de Los Angeles, coup d’envoi à 5h00 du matin heure belge le dimanche 21 juin 2026 — un horaire nocturne qui n’a pas aidé les supporters belges restés debout devant leur écran. Et pourtant, sur le papier, tout était en place. Romelu Lukaku retrouvait une place de titulaire après de longs mois loin des terrains, Kevin De Bruyne tirait les ficelles, et la Belgique a posé son jeu d’entrée. Les occasions ont existé. Le problème, c’est qu’en face, le gardien iranien Alireza Beiranvand a livré l’un de ces matchs qui font basculer une compétition : multiplication des arrêts, autorité dans sa surface, sang-froid total. Quand un portier entre dans cet état de grâce, il faut un supplément d’âme pour le faire céder. La Belgique ne l’a pas trouvé.
Le tournant porte un nom : Nathan Ngoy. À la 66e minute, une relance ratée suivie d’une faute sur Taremi, dernier défenseur, et l’arbitre Dario Herrera n’a pas tergiversé — rouge direct. Réduits à dix pour le dernier quart d’heure et les arrêts de jeu, les Diables ont logiquement baissé de pied. Le sélectionneur Rudi Garcia a pris la défense de son jeune joueur après la rencontre, rappelant qu’une erreur de jeunesse fait partie de l’apprentissage. C’est vrai. Mais à ce niveau, et dans le contexte d’un groupe déjà compliqué, l’addition est lourde.
Ma note aux Diables Rouges : 4 sur 10
Je distribue mes notes match par match depuis le début du tournoi, et celle-ci ne me fait pas plaisir. Ma note collective : 4 sur 10. La maîtrise du ballon était là, l’intention aussi, mais le football se juge sur des actes : zéro but en deux matchs de phase de groupes, c’est le vrai signal d’alarme. Lukaku, courageux mais émoussé après sa longue absence, a manqué de tranchant dans les zones décisives. Le carton rouge, lui, relève de l’indiscipline collective autant que de l’erreur individuelle — une équipe qui se respecte ne se met pas à dix dans un match qu’elle domine.
Le seul à surnager dans ma hiérarchie personnelle, c’est Thibaut Courtois, impeccable quand l’Iran a tenté quelques sorties. Ma note pour Courtois : 7 sur 10. Le reste de l’équipe partage la responsabilité d’un match où la Belgique a fait illusion sans jamais convaincre. Pour une analyse plus large de cet effectif et de ses limites structurelles, je vous renvoie à mon diagnostic complet des Diables Rouges.
La situation au classement : tout reste possible, rien n’est acquis
Voici l’état du groupe G après cette deuxième journée, sur la base des chiffres officiels du tournoi :
- Égypte — 4 points (+2), en tête après sa victoire 3-1 sur la Nouvelle-Zélande, Salah buteur ;
- Iran — 2 points (0), deux nuls, solide défensivement ;
- Belgique — 2 points (0), deux nuls, la frustration ;
- Nouvelle-Zélande — 1 point (-2), déjà presque condamnée.
Le paradoxe, c’est que malgré ce double partage, la Belgique reste maîtresse de son destin. Tout se jouera lors du dernier match de poule, Nouvelle-Zélande – Belgique, le vendredi 26 juin 2026. Une victoire et les Diables passent, très probablement en tant que deuxième du groupe — voire premiers selon le résultat d’Égypte-Iran. Le format à 48 équipes, qui repêche les huit meilleurs troisièmes, offre même un filet de sécurité en cas de match nul. Mais bâtir une qualification sur le repêchage, quand on s’appelle la Belgique, c’est jouer avec le feu. J’ai détaillé tous les scénarios chiffrés dans mon analyse dédiée au groupe G et aux calculs de qualification.
Mon verdict d’expert
Soyons clairs : la qualification est encore largement à portée. Une victoire contre une Nouvelle-Zélande au bord de l’élimination n’a rien d’utopique, et l’effectif belge garde une qualité individuelle supérieure à celle de ses adversaires de poule. Mais le visage montré contre l’Iran ne rassure pas pour la suite, et surtout pas pour d’éventuels huitièmes de finale face à un favori. Une équipe qui n’a pas marqué en 180 minutes ne peut pas se présenter en phase à élimination directe avec des ambitions sérieuses sans corriger son inefficacité offensive. Le talent est là ; le rendement, non.
Mon conseil au parieur belge qui veut suivre les Diables : gardez la tête froide. Le marché continuera de soutenir la Belgique par sympathie nationale, exactement comme pour les cotes vainqueur que j’analyse dans mon verdict sur les cotes du tournoi. Mais la sympathie ne gagne pas les matchs. Avant de miser sur une qualification belge, attendez de voir le visage de l’équipe vendredi soir. Si vous tenez tout de même à accompagner ce parcours, les cotes du match contre la Nouvelle-Zélande seront disponibles chez nos partenaires comme Boomerang Bet.com ou BillyBets (mises en euros, réservé aux 21 ans et plus). Pariez avec votre raison, pas avec votre drapeau.
- La Belgique a partagé 0-0 contre l’Iran (21 juin 2026), un deuxième nul de rang qui la laisse à 2 points.
- Carton rouge direct de Nathan Ngoy à la 66e minute ; Beiranvand, le gardien iranien, a multiplié les arrêts décisifs.
- Classement du groupe G : Égypte 4 pts, Iran 2 pts, Belgique 2 pts, Nouvelle-Zélande 1 pt.
- Tout se décide le vendredi 26 juin face à la Nouvelle-Zélande : une victoire qualifie quasiment à coup sûr.
- Mon verdict : zéro but en deux matchs, l’inefficacité offensive est le vrai signal d’alarme.