Analyse des cotes pour le vainqueur de la Coupe du Monde 2026

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Ce que les cotes nous disent – et ce qu’elles cachent

Les cotes ne sont pas des pronostics. C’est la première chose que j’explique à quiconque me demande qui va gagner la Coupe du Monde 2026. Une cote reflète le prix auquel un opérateur accepte de prendre un risque, pas sa conviction profonde sur le résultat. Derrière chaque cote, il y à un modèle mathematique, une marge commerciale de 5 à 12 %, et surtout le poids de l’argent que les autres parieurs ont déjà mis sur la table. Quand l’Argentine affiche une cote de 5.50, cela ne signifie pas que les analystes de l’opérateur lui donnent 18 % de chances de victoire – cela signifie que cette cote équilibre le risque financier de l’opérateur compte tenu de la masse des mises recues.

Cette distinction est fondamentale pour le parieur belge qui analyse les cotes vainqueur de la Coupe du Monde 2026. Les cotes pre-tournoi sont fixees des mois avant le premier coup de sifflet, à un moment ou les compositions d’équipe ne sont pas finalisees, ou les blessures de dernière minute n’ont pas encore frappé, et ou le tirage au sort a redistribue les cartes. Les cotes de mars ne seront pas celles de juin, et celles de juin ne seront pas celles de juillet. Ce que vous achetez aujourd’hui, c’est un prix d’entree anticipe – et comme sur n’importe quel marche, l’acheteur précoce prend un risque supplémentaire en echange d’un prix potentiellement plus avantageux.

J’analyse les marches de cotes sur les grandes compétitions depuis neuf ans, et un schema revient systematiquement : les favoris sont sous-cotes (leur cote est trop basse par rapport à leur probabilité réelle de victoire) et les outsiders sont sur-cotes (leur cote est trop haute). Pourquoi ? Parce que le grand public parie massivement sur les noms qu’il connaît – France, Bresil, Argentine – et que cette masse de mises comprime les cotes de ces équipes. L’opérateur n’a pas besoin d’être généreux sur l’Argentine quand 30 % des parieurs choisissent l’Argentine. En revanche, il peut se permettre de gonfler les cotes des Pays-Bas ou du Japon, parce que peu de parieurs les selectionnent. C’est dans cet écart entre la perception publique et la probabilité réelle que se cache la valeur.

Pour cette édition 2026, le format à 48 équipes ajoute une couche de complexite supplémentaire. Les modèles historiques des opérateurs sont calibrés sur des tournois à 32 équipes. Personne ne sait avec certitude comment les phases de groupes à 12 poules vont impacter les performances des favoris. Davantage de matchs signifie davantage de risques de blessure, mais aussi davantage d’opportunites de monter en puissance. Le parcours du vainqueur comptera huit matchs – de la phase de groupes à la finale – mais la densité du calendrier et les déplacements à travers trois pays ajoutent une fatigue logistique inédite. Notre hub sur les paris du Mondial 2026 centralise toutes nos analyses. Ces incertitudes structurelles se reflètent dans des cotes plus ouvertes qu’en 2022, ou la hiérarchie semblait plus etablie.

Un detail que la plupart des parieurs ignorent : les cotes ante-post sur le vainqueur de la Coupe du Monde incluent une marge opérateur plus élevée que les cotes de match. Sur un marche de match standard, la marge tourne autour de 5 à 8 %. Sur un marche a long terme avec 48 participants, la marge peut atteindre 15 à 20 %. Cela signifie que la somme des probabilités implicites de toutes les cotes dépasse largement 100 %. Le parieur averti doit en tenir compte dans son calcul : une cote de 5.00 sur la France ne correspond pas à 20 % de probabilité réelle, mais plutot à 17-18 % une fois la marge déduite. Cette erosion par la marge est le cout invisible de tout pari a long terme.

Mon top 5 des favoris, note sur 10

Commencer par l’Argentine est inévitable, même si j’aimerais vous surprendre. Les champions en titre abordent ce Mondial 2026 sans Lionel Messi, retire de la sélection internationale, et cette absence est à la fois un deuil et une liberation. L’équipe de Lionel Scaloni a prouvé pendant la Copa America 2024 qu’elle savait gagner sans dépendre d’un seul homme, mais la dimension Messi – sa capacité a produire un geste décisif quand le match se bloque – ne se remplace pas avec un schema tactique. L’Argentine dispose d’un milieu de terrain parmi les plus complets du monde avec Enzo Fernandez, Alexis Mac Allister et Rodrigo De Paul, et d’une attaque ou Julian Alvarez et Lautaro Martinez offrent polyvalence et efficacité. La défense, organisée autour de Cristian Romero et Lisandro Martinez, est solide sans être imperiale – c’est le secteur ou l’Argentine pourrait souffrir face aux attaques rapides des meilleures équipes européennes. Le Groupe J avec l’Algerie, l’Autriche et la Jordanie est accessible sans être un cadeau, et l’Argentine partira favorite pour chaque match. La cote autour de 6.00 reflète un statut de prétendant sérieux sans le bonus Messi. Ma note : 8 sur 10.

La France de Didier Deschamps est le deuxième nom qui s’imposé. Finaliste en 2022, championne en 2018, demi-finaliste en 2014 – la régularité des Bleus en phase finale est un argument en soi, et aucune autre sélection au monde ne peut aligner un tel bilan sur trois éditions consecutives. Kylian Mbappe reste l’arme offensive numero un du football mondial, capable de changer un match en un éclair de vitesse, et l’émergence de joueurs comme Aurelien Tchouameni au milieu et William Saliba en défense centrale a renforcé l’ossature de l’équipe avec des profils physiques et techniques tailles pour les grands tournois. La profondeur du banc français est un avantage qu’aucun autre favori ne possede à ce niveau : Dembele, Thuram, Camavinga, Kounde peuvent entrer en cours de match et changer la dynamique sans que le niveau baisse. Le Groupe I avec le Senegal, la Norvege et l’Irak n’est pas le plus facile sur le papier – le Senegal et la Norvege de Haaland sont des adversaires sérieux qui ne feront aucun cadeau – mais la profondeur de l’effectif français permet de gérer ces rencontres sans s’épuiser et d’arriver en phase éliminatoire avec des joueurs frais. La cote de la France oscille autour de 5.00 à 5.50, ce qui en fait le favori le plus soutenu par les parieurs. Ma note : 8 sur 10, avec une réserve : Deschamps est-il encore l’homme de la situation après douze ans à la tête de la sélection, ou son pragmatisme a-t-il atteint ses limites face à des équipes plus audacieuses ?

L’Angleterre arrive en troisième position dans ma hiérarchie, et je sais que ce choix va faire réagir. Les Three Lions n’ont jamais gagné un Mondial en dehors de 1966, et leur parcours en phases finales est jalonné d’échecs douloureux – demi-finale en 2018, finale de l’Euro 2020, quart de finale en 2022. Mais l’effectif actuel est probablement le plus talentueux que l’Angleterre ait aligné depuis une génération. Jude Bellingham a confirmé son statut de joueur de classe mondiale, Bukayo Saka et Phil Foden apportent une créativité que les équipes anglaises précédentes n’avaient pas, et Harry Kane, malgré ses 32 ans, reste un finisseur redoutable. Le Groupe L avec la Croatie, le Ghana et le Panama est le plus équilibre en haut de la liste des favoris – la Croatie de Modric est un adversaire coriace, même en fin de cycle. Cote autour de 7.00 à 8.00. Ma note : 7 sur 10.

Classement des favoris et analyse des cotes pour le Mondial 2026

Le Bresil de la génération Vinicius Junior occupe la quatrième placé. Vingt ans sans titre mondial pour la Selecao, c’est une anomalie historique pour le pays qui en compte cinq et qui a longtemps été considere comme la référence absolue du football mondial. Le Bresil est passe par une traversee du desert récente – élimination en quart de finale en 2022 après une défaite aux tirs au but contre la Croatie, precedee par le traumatisme du 7-1 à domicile en 2014 – mais le renouvellement de l’effectif est en cours et la nouvelle génération porte en elle la fougue et le talent qui ont fait la réputation du football bresilien. Vinicius Junior, joueur décisif du Real Madrid dans les grands matchs européens, Rodrygo qui apporte une variété tactique precieuse, et Endrick, le prodige qui n’a que 19 ans mais affiche déjà une maturité au-dessus de son age, forment un trio offensif jeune et explosif capable de deborder n’importe quelle défense. Le Groupe C avec le Maroc, Haiti et l’Écosse est favorable sur le papier, même si le Maroc, demi-finaliste en 2022, n’est plus une équipe a sous-estimer – les Lions de l’Atlas ont prouvé qu’ils pouvaient rivaliser avec les meilleures nations du monde. La cote du Bresil autour de 8.00 reflète un potentiel élevé mais une fiabilité en question – le Bresil peut être brillant un jour et décevant le lendemain, et cette inconsistance est le principal frein à un pronostic plus ambitieux. Ma note : 7 sur 10.

L’Allemagne ferme mon top 5, et c’est un choix qui repose davantage sur le potentiel que sur le bilan récent. Éliminée en phase de groupes en 2018 et 2022, la Mannschaft a vécu un traumatisme répète. Mais le rajeunissement de l’effectif sous la direction de Julian Nagelsmann, combine à l’expérience acquise lors de l’Euro 2024 à domicile, a redonné une identité à cette équipe. Jamal Musiala est le joueur le plus excitant du football allemand depuis des années, Florian Wirtz apporte une créativité complementaire, et le retour à une solidite défensive organisée autour de Jonathan Tah et Antonio Rudiger rassure après les naufrage récents. Le Groupe E avec Curacao, la Cote d’Ivoire et l’Équateur offre un parcours de rodage avant les choses serieuses – la Cote d’Ivoire, championne d’Afrique en 2024, est le seul adversaire capable de bousculer la Mannschaft dans cette poule. Cote autour de 9.00 à 10.00. Ma note : 6 sur 10 – le talent est la, mais la capacité a gérer les matchs couperets reste a prouver après deux échecs consecutifs en phase de groupes.

Les outsiders qui méritent votre attention

Si je devais miser 100 euros sur un outsider pour aller en demi-finale, je mettrais 40 euros sur les Pays-Bas, 30 sur le Portugal et 30 sur l’Espagne. Ce n’est pas un conseil de paris – c’est une manière de dire que ces trois équipes offrent un ratio risque-rendement bien supérieur aux favoris etablis.

Les Pays-Bas de nos voisins du nord sont une enigme fascinante. Finalistes en 2010, demi-finalistes en 2014, éliminés en quart de finale en 2022, les Oranje ont la régularité sans le trophee. L’effectif actuel manque peut-être d’un attaquant de classe mondiale depuis la baisse de forme de Memphis Depay, mais la solidite défensive et l’organisation tactique sont des atouts precieux dans un tournoi long. Le Groupe F avec le Japon, la Suède et la Tunisie est dangereux – le Japon est l’équipe asiatique la plus redoutable depuis une décennie, et la Suède de Kulusevski peut poser des problèmes à n’importe qui. Cote autour de 15.00. Pour un parieur belge, il y à un intérêt particulier a suivre les Pays-Bas pendant ce Mondial 2026 : c’est le voisin, le rival amical, et potentiellement un adversaire en huitièmes ou quarts de finale si les deux équipes avancent.

Le Portugal est dans une phase de transition passionnante. Cristiano Ronaldo sera-t-il de la partie à 41 ans ? La question anime les debats, mais elle masque l’essentiel : l’effectif portugais est l’un des plus profonds d’Europe même sans lui. Rafael Leao, Bernardo Silva, Bruno Fernandes, Ruben Dias – la qualité est repartie à tous les postes. Le Groupe K avec la RD Congo, l’Ouzbekistan et la Colombie est mixte : la Colombie est un adversaire de calibre international, mais les deux autres équipes ne devraient pas poser de problème. Cote autour de 12.00 à 15.00. Ma note : 7 sur 10.

L’Espagne, championne d’Europe en titre, est peut-être l’outsider le plus sous-estimé de ce Mondial. Lamine Yamal, qui aura 18 ans pendant le tournoi, a déjà prouve à l’Euro 2024 qu’il pouvait être décisif au plus haut niveau. Pedri, Gavi, Nico Williams – la jeunesse espagnole est effrayante de talent. Le problème de l’Espagne, c’est la conversion de la domination en résultats : possession de balle de 65 %, expected goals largement supérieurs, mais des elimininations frustrantes en Coupe du Monde depuis le titre de 2010. Le Groupe H avec le Cap-Vert, l’Arabie saoudite et l’Uruguay est complexe en raison de l’Uruguay, toujours compétitif dans les grands tournois. Cote autour de 9.00 à 11.00. Ma note : 7 sur 10 – si l’Espagne apprend a tuer les matchs, elle peut aller très loin.

La Belgique mérite une mention dans cette section outsiders, même si en tant que Belge, je prefererais la placer parmi les favoris. Les Diables Rouges, avec une cote autour de 15.00, sont évalués comme un outsider credible par les marches. C’est un prix qui reflète à la fois le talent de l’effectif – De Bruyne, Lukaku, Courtois, Doku, Openda – et les incertitudes liées à la transition générationnelle. Notre analyse complète des Diables Rouges développe ce diagnostic. Le Groupe G avec l’Égypte, l’Iran et la Nouvelle-Zélande est accessible. Si la Belgique sort première de sa poule et évité les favoris en huitièmes, un parcours jusqu’en quart de finale est réaliste. Au-dela, c’est le terrain de l’exploit. Ma note : 6 sur 10, le coeur dit 8.

Au-dela de ces quatre noms, quelques équipes méritent une surveillance attentive sans pour autant justifier un pari en bonne et due forme. La Croatie de Luka Modric, malgré un effectif vieillissant, a démontré à chaque grand tournoi récent qu’elle pouvait dépasser son statut de petit pays. Le Japon, qui a éliminé l’Allemagne et l’Espagne en phase de groupes du Mondial 2022, est l’équipe asiatique qui peut à nouveau créer la surprise. Et le Maroc, demi-finaliste historique en 2022, dispose d’une génération de joueurs formés en Europe qui maîtrisent les exigences du plus haut niveau. Ces équipes sont trop lointaines pour un pari vainqueur, mais elles peuvent être des partenaires de value bets sur les marchés de qualification ou de quart de finale.

Belgique à 15.00 : value bet ou mirage ?

Cette question me suit depuis que les premières cotes pour le Mondial 2026 ont été publiees. Quinze contre un pour les Diables Rouges, c’est une cote qui dit : « cette équipe peut vous surprendre, mais ne comptez pas dessus pour soulever le trophee ». Est-ce juste ? Pour y répondre, il faut decomposer la probabilité implicite et la comparer à une évaluation réaliste.

Une cote de 15.00 correspond à une probabilité implicite de 6,7 %. Cela signifie que les opérateurs estiment que la Belgique à un peu moins d’une chance sur quinze de remporter la Coupe du Monde. Pour contextualiser, les équipes qui ont gagné le Mondial ces vingt dernières années affichaient des cotes pre-tournoi entre 4.00 et 7.00 – soit des probabilités implicites de 14 à 25 %. Aucun vainqueur récent n’est parti avec une cote aussi lointaine que 15.00. Cela ne veut pas dire que c’est impossible – la Grece à l’Euro 2004 était à 80.00 – mais les Coupes du Monde sont historiquement moins favorables aux surprises que les championnats d’Europe.

L’argument en faveur du value bet repose sur trois piliers. Premier pilier : l’effectif belge, même vieillissant, reste dans le top 10 mondial en termes de qualité individuelle. Kevin De Bruyne à 35 ans n’est plus le joueur qu’il était à 28, mais son intelligence de jeu et sa vision restent au-dessus de la moyenne mondiale. Romelu Lukaku, malgré les critiques, à un bilan de buteur en sélection qui parle pour lui : plus de 80 buts internationaux. Thibaut Courtois en gardien offre une sécurité que la plupart des équipes du tournoi n’ont pas. Deuxième pilier : le tirage au sort. Le Groupe G est le plus favorable que la Belgique pouvait espérer. L’Égypte est dangereuse mais battable, l’Iran discipliné mais limité offensivement, la Nouvelle-Zélande est un adversaire contre lequel tout autre résultat qu’une victoire serait un scandale. Troisième pilier : la motivation. C’est le dernier Mondial pour la génération dorée. De Bruyne, Lukaku, Courtois, Alderweireld, Vertonghen s’il est sélectionné – ces joueurs savent que c’est leur dernière chance de marquer l’histoire.

L’argument contre le value bet est tout aussi solide. La Belgique n’a jamais dépasse les demi-finales d’une Coupe du Monde, et le quart de finale de 2018 reste le meilleur résultat de la génération dorée. Rudy Garcia, arrive à la tête de la sélection dans des circonstances difficiles, n’a pas encore prouve qu’il pouvait souder ce groupe de joueurs en fin de cycle avec les jeunes talents – Doku, Openda, Amadou Onana – qui doivent prendre le relais. La profondeur de banc est un problème réel : au-dela des quinze meilleurs joueurs, la qualité chute sensiblement par rapport aux favoris comme la France ou l’Angleterre qui peuvent aligner deux équipes de niveau international. Un tournoi de huit matchs potentiels sur cinq semaines, avec des déplacements entre Seattle, Los Angeles et Vancouver, teste la profondeur d’effectif comme aucun autre format ne l’a fait auparavant. Et la question de la gestion du vestiaire – entre les anciens qui veulent partir sur une dernière gloire et les jeunes qui veulent imposer leur rythme – est un facteur que les cotes ne mesurent pas.

Mon verdict sur cette cote de 15.00 : c’est un pari sentimental plus qu’un value bet objectif. Si je retire ma casquette de supporter belge et que j’analyse froidement les probabilités, je donne à la Belgique entre 4 et 5 % de chances de victoire finale, ce qui situe la « vraie » cote autour de 20.00 à 25.00. A 15.00, le marche survalue légèrement les Diables Rouges – probablement a cause de l’argent des parieurs belges qui misent avec le coeur. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’abstenir : un petit pari émotionnel sur sa propre équipe fait partie du plaisir du Mondial. Mais ce n’est pas la que je mets le gros de ma bankroll. En revanche, les marches secondaires sur la Belgique – qualification en tête du Groupe G, parcours jusqu’en quart de finale – offrent des cotes plus intéressantes et des probabilités plus favorables. C’est la que le parieur belge rationnel devrait concentrer son attention.

Comment les cotes vont bouger d’ici juin

Je reçois souvent la même question : « faut-il parier maintenant ou attendre le début du tournoi ? ». La réponse dépend de ce que vous savez que les autres ne savent pas – et dans la plupart des cas, c’est : rien. Mais le mouvement des cotes entre avril et juin suit des schemas previsibles que vous pouvez anticiper.

Les cotes des favoris vont se resserrer progressivement à mesure que le tournoi approche. L’afflux de mises du grand public sur les noms connus – France, Argentine, Bresil – va comprimer leurs cotes de 5 à 15 % entre maintenant et le 11 juin. Si vous avez l’intention de parier sur un favori comme vainqueur du tournoi, le meilleur moment est maintenant, pas la veille du match d’ouverture. Chaque semaine d’attente vous coute de la valeur.

Les cotes des outsiders vont suivre un chemin plus chaotique. Elles peuvent bouger brusquement en réaction à des événements externes : une blessure majeure, un résultat en match amical, une crise interne dans une federation. En 2022, la cote du Bresil avait bondi de 10 % après la blessure de Neymar en phase de groupes. En 2026, surveillez les annonces de listes de joueurs et les matchs de préparation de mai-juin. Une victoire convaincante en amical peut faire baisser la cote d’un outsider de 20 %, tandis qu’une défaite embarrassante peut la faire monter d’autant. Les opérateurs réagissent aussi aux tendances de mise : si un volume inhabituel d’argent arrive soudainement sur une équipe peu populaire, la cote baisse même sans événement sportif justificatif. C’est un phénomène de marche, pas un signal analytique – ne confondez pas les deux.

Les matchs de préparation de mai et début juin 2026 seront un moment cle pour les ajustements de cotes. Les sélections annoncent leurs listes de 26 joueurs, les compositions se dessinent, et les premiers indices tactiques apparaissent. C’est le moment ou les parieurs attentifs peuvent identifier des decalages entre la perception du marche et la réalité du terrain. Une équipe favorite qui aligné une équipe B en amical verra peut-être sa cote monter légèrement – mais cela ne reflète pas un problème de fond, juste une gestion de la préparation. À l’inverse, un outsider qui bat un favori en amical avec son équipe type envoie un signal plus significatif.

Le facteur le plus imprevisible reste le tirage des huitièmes de finale pour les meilleurs troisièmes. Le nouveau format de la Coupe du Monde 2026 introduit une incertitude supplémentaire : les huit meilleurs troisièmes de groupe se qualifient, mais leur placement dans le tableau éliminatoire dépend des résultats des autres groupes. Cela signifie qu’un favori peut se retrouver face à un adversaire inattendu en huitièmes de finale, ce qui redistribue les probabilités en cours de tournoi. Les cotes ante-post (avant le tournoi) ne peuvent pas intégrer cette variable, ce qui crée une asymetrie que le parieur attentif peut exploiter au fur et à mesure que la phase de groupes se déroule.

Evolution des cotes pour la Coupe du Monde 2026 avant le tournoi

Mon approche personnelle : je placé 60 % de mes paris a long terme avant le début du tournoi, quand les cotes sont les plus généreuses, et je garde 40 % pour ajuster mes positions pendant la phase de groupes. Cette stratégie m’a rapporté un rendement net positif sur les trois derniers Mondiaux – pas spectaculaire, mais positif, ce qui est déjà exceptionnel dans l’univers des paris sportifs. L’essentiel est de ne pas changer de méthode en cours de tournoi sous l’effet de l’excitation ou de la frustration. Les cotes racontent une histoire – à vous de décider si vous la croyez ou si vous écrivez la vôtre. Notre guide complet des paris sur le Mondial détaille la méthode pour y parvenir.

Ou je mets mon argent – et ou je ne le mets pas

Après avoir décortiqué les cotes vainqueur de la Coupe du Monde 2026, voici ma synthese : les favoris sont correctement évalués, les outsiders offrent plus de valeur que les favoris, et la Belgique est un pari de coeur que je fais en connaissance de cause. Si je devais distribuer une bankroll de 100 euros en paris a long terme sur le vainqueur du tournoi, je mettrais 30 euros sur la France (cote ~5.50), 25 euros sur l’Espagne (cote ~10.00), 25 euros sur l’Angleterre (cote ~7.50), et 20 euros sur la Belgique (cote ~15.00). Cette répartition reflète ma hiérarchie personnelle et non un conseil financier – chaque parieur doit construire la sienne. Les meilleurs paris pour le Mondial 2026 détaillent mes sélections concrètes en fonction de sa propre analyse.

Ce que je ne fais pas : miser sur l’Argentine à 5.50. Ce n’est pas que je doute de l’Albiceleste – c’est que la cote ne me payé pas assez pour le risque. L’Argentine sans Messi dans un Mondial à 48 équipes sur le continent américain, c’est un autre animal que l’Argentine de 2022 au Qatar. Le rapport risque-rendement n’est pas en ma faveur. Je préfère observer comment l’Argentine entre dans le tournoi et réagir en live betting si l’opportunite se présente.

Les pronostics complets pour la Coupe du Monde 2026 que j’ai publiés approfondissent cette analyse avec des projections pour chaque phase du tournoi. Les cotes sont un point de depart, pas une destination. Elles vous disent ou le marche se situe aujourd’hui – c’est à vous de decider si le marche a raison.

Quelle équipe est favorite pour gagner la Coupe du Monde 2026 selon les cotes ?
L"Argentine et la France se partagent le statut de co-favoris avec des cotes entre 5.00 et 6.00. L"Angleterre suit autour de 7.00-8.00, puis le Bresil et l"Allemagne entre 8.00 et 10.00. L"Espagne, championne d"Europe en titre, est souvent classee juste derrière les cinq premiers favoris.
Les cotes vont-elles baisser avant le début du Mondial 2026 ?
Les cotes des favoris vont probablement se comprimer de 5 à 15 % entre maintenant et le 11 juin en raison de l"afflux de mises du grand public. Les cotes des outsiders seront plus volatiles et pourront bouger significativement en fonction des blessures, résultats en matchs amicaux et annonces de listes de joueurs.
La Belgique est-elle un bon pari pour gagner la Coupe du Monde 2026 ?
À une cote autour de 15.00, la Belgique est évaluée comme un outsider credible. L"effectif reste talentueux même si la génération dorée vieillit, et le Groupe G est accessible. Cependant, la probabilité objective de victoire se situe entre 4 et 5 %, ce qui rend le titre possible mais improbable. C"est un pari sentimental plus qu"un value bet objectif.
Quel est le meilleur moment pour parier sur le vainqueur de la Coupe du Monde 2026 ?
Pour les favoris, le meilleur moment est avant le début du tournoi, quand les cotes sont les plus généreuses. Pour les outsiders, il peut être avantageux d"attendre la première journée de phase de groupes, car un résultat surprise peut créer des opportunites de paris en cours de tournoi avec des cotes ajustees.